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Le Profil idéal pour Devenir Diagnostiqueur Immobilier

Entre les années 2008 et 2009, chez les diagnostiqueur immobiliers, il était tellement tendance de se lancer dans l’entreprenariat que l’esprit d’indépendance est devenu un critère important pour réussir le métier. En effet, la plupart d’entre eux ont réussi à créer leur propre entreprise. Mais, créer ne suffit pas. L’ambition garantit la pérennité et le développement de la carrière, une fois celle-ci démarrée.

Ainsi, en premier lieu, nous ne parlerons pas des connaissances élémentaires nécessaires. Nous nous concentrerons plutôt sur la personnalité d’un futur diagnostiqueur immobilier.

Personnalité d’un futur diagnostiqueur immobilier :

Certes, à l’issue de sa formation, il est probable qu’il travaille en solitaire mais il se doit également de tisser un réseau professionnel, d’avoir des partenaires et des collaborateurs, sans citer, bien sûr, les clients. Pour cela, il doit avoir la fibre commerciale en plus d’une personnalité affirmée.

En tant qu’expert(e) chargé(e) du contrôle des bâtiments, l’homme ou la femme de terrain doit travailler avec rigueur. Sachez que pour accomplir les cinq étapes du diagnostic d’une maison de quatre à cinq pièces, un minimum de trois heures sur terrain lui sera nécessaire. Cela requiert une bonne condition physique, du sérieux, de la patience et de la concentration.

En second lieu, passons aux connaissances élémentaires.

Connaissances élémentaires d’un futur diagnostiqueur immobilier :

La conjoncture actuelle favorise la mobilité démographique pour diverses raisons, notamment professionnelles. Les ventes et les locations de logements battent leur plein, d’où l’apparition d’une forte demande en diagnostics immobiliers. Les clients ont même tendance à vous solliciter à exercer des prestations en marge de votre profession comme l’élaboration d’un plan ou fiche de présentation des biens, état des lieux, estimation de la décence des lieux de résidence, métré dans le but de connaître la surface habitable dans le cas des baux locatifs, détermination des tantièmes, éco-PTZ, etc. Autant de questions qui requièrent une formation de base en BTP. Savoir dire non en avançant que telle ou telle prestation dépasse le champ d’exercice d’un diagnostiqueur immobilier peut être une idée mais vous méritez mieux : n’est-il pas plus agréable de prouver que vous maîtrisez le maximum dans le contexte du bâtiment, et qu’un service ou un conseil en plus, payant bien évidemment, ne vous ferait pas de mal ?

Esprit d’ouverture et innovation :

D’après une étude menée par le cabinet XERFI publiée en 2009, le marché du diagnostic immobilier verra son chiffre d’affaires augmenter de 30 % d’ici 2015 en raison d’une conjoncture socio-économique favorable, propice à un élargissement de l’offre de services. Profitez de ce contexte, mettez-vous au courant de l’évolution du marché de l’immobilier, suivez les actualités. Dès l’aube de votre formation en diagnostiqueur immobilier, visez loin, étudiez le marché où vous évoluez, discernez les besoins de la clientèle, soyez réceptif aux nouveautés pour innover à votre tour !

S’attendre au pire :

L’évolution du marché du diagnostic immobilier va de pair avec le durcissement de la concurrence. Un bon diagnostiqueur, en tant que chef d’entreprise compétent, sera donc obligé de choisir un modèle économique. Tôt ou tard, il sera confronté à des situations à risques, où il devra prendre des décisions capitales. Prévoir les risques majeurs tels que l’intervention des banques et des assureurs sur le marché, avoir une bonne stratégie d’entreprise et être un bon décideur, tels sont les qualités à cultiver pour durer.

Pour information, les risques peuvent être d’ordre matériel, technique, administratif ou financier. Ils peuvent également concerner les ressources humaines ou la relation client. Il y a aussi les risques de réglementation et d’agrément, et les risques touchant l’archivage et le domaine informatique.

L’informatique, une autre notion de base :

A tout risque, il faut prévoir une solution. Les risques touchant la gestion de l’informatique sont généralement gérables. Le sens de l’organisation est ici indispensable. En passant, rappelons que l’informatique est la deuxième notion de base que devra avoir l’apprenti diagnostiqueur, en plus des connaissances en bâtiment.

Des notions juridiques :

Le futur expert responsable que vous êtes, couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle, se doit de connaître pour chaque cas diagnostiqué les risques et sanctions qui attendent les protagonistes. A l’issue de votre diagnostic, vous aurez à rédiger un rapport qui va valoir ce que de droit. Tous vos actes sont régis par des textes de référence juridiques. L’idéal serait donc d’avoir des notions juridiques, ou tout simplement de vous y intéresser.

Le diagnostiqueur immobilier : une personne responsable :

Le marché du diagnostic immobilier s’étend et se complexifie, les domaines soumis aux expertises techniques se diversifient et les réglementations subissent une inflation non négligeable. Ces circonstances appellent à la vigilance des diagnostiqueurs. Leur responsabilité est en jeu. De quelle responsabilité s’agit-il ?

Au cours de son travail, le diagnostiqueur immobilier doit faire preuve de professionnalisme en mettant en œuvre tous les moyens à sa connaissance mentionnés dans la réglementation technique, sous peine d’encaisser les fautes susceptibles d’être attribuées à un expert immobilier à savoir l’omission, la négligence ou l’erreur. Dans ce cas, le responsable est tenu soit à une obligation de moyen soit à une obligation de résultat. Comment s’exonérer de cette responsabilité ?

Si l’expert est tenu à une obligation de moyen, il devra démontrer qu’il a agi conformément aux normes en vigueur et suivant les méthodes d’expertise reconnues. S’il est tenu à une obligation de résultat, il devra avancer que le problème n’est pas dû à une omission de sa part mais à une raison indépendante de sa volonté ou d’un cas de force majeure.

Cependant, la certification demeure le meilleur moyen d’affronter avec sérénité tous les risques du métier. Un bon diagnostiqueur immobilier qui se respecte doit être titulaire d’un certificat de compétence délivré par un organisme accrédité, conformément à la norme ISO 17 024 : 2003. Aussi, la meilleure protection du patrimoine du diagnostiqueur immobilier est l’assurance. D’ailleurs, la souscription est obligatoire.

Pour conclure, l’âge moyen des entrepreneurs diagnostiqueurs en exercice est de 50 ans. Toutefois, actuellement, bon nombre de jeunes se lancent dans la profession.

One Response to “Le Profil idéal pour Devenir Diagnostiqueur Immobilier”

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  1. Formation diagnostiqueur immobilier says:

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui ne manque pas de mettre la lumière sur ce métier passionnant et exigeant.
    Cdlt,

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